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Libération
Interview

Jean-Marie Gorse, président du Centre des jeunes dirigeants: «Jospin confisque le dialogue social».

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Publié le 18/10/1997 à 10h13

Tous unis contre les 35 heures: la majorité des patrons continuent

de tirer à boulets rouges sur le projet gouvernemental. Du coup, plusieurs ministres vont entamer un tour de France pour lancer un «dialogue avec les chefs d'entreprise» et les inciter à négocier la réduction du temps de travail, a annoncé hier Dominique Strauss-Kahn. En plus du ministre de l'Economie, seront réquisitionnés pour cette tournée des popotes patronales les quatre secrétaires d'Etat qui lui sont rattachés: Christian Pierret (Industrie), Marylise Lebranchu (Commerce et PME), Christian Sautter (Budget) et Jacques Dondoux (Commerce extérieur). «Il ne faut pas affoler les chefs d'entreprise avec des choses qui ne sont pas réelles, a affirmé Strauss-Kahn vendredi sur RTL. Il faut leur faire comprendre que cette voie ­ annoncer l'objectif dès le début 1998, le mettre en oeuvre en 1999 pour l'an 2000 et dans les conditions qui tiendront compte de la situation économique ­ est la voie la plus compétitive et la plus efficace pour arriver aux 35 heures.» Martine Aubry, ministre de l'Emploi, doit pour sa part annoncer lundi les modalités concrètes de l'aide qui sera accordée aux entreprises volontaires, pour passer dès l'année prochaine aux 35 heures.

Pour l'heure, les patrons campent farouchement sur leur position. Y compris dans les rangs les plus progressistes du CNPF, dont fait partie Jean-Marie Gorse, 38 ans, président du Centre des jeunes dirigeants (CJD). Habituellement, les positions du CJD tranchent

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