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La loi sur les 35 heures sera «modeste». Pour ne pas fâcher davantage le patronat, le ministère de l'Emploi joue profil bas.

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Publié le 27/11/1997 à 12h56

C'est à se demander pourquoi le CNPF a piqué une telle crise de

nerfs" Après avoir fâché le patronat, le gouvernement fait tout ce qu'il peut pour minimiser la portée de sa loi sur les 35 heures. Qualifiée de loi «d'orientation et d'incitation» (en attendant une seconde, la vraie, en 1999), celle-ci, transmise hier au Conseil d'Etat, sera présentée au Conseil des ministres du 10 décembre. Dans l'entourage de Martine Aubry, ministre de l'Emploi, où l'on se livrait hier à une petite explication de texte sur les neuf articles du projet, le discours emprunte désormais une voie on ne peut plus consensuelle: «Ce sera une loi modeste" Un cadre extrêmement général" La démarche privilégie d'abord et avant tout la négociation" Nous n'avons pas l'objectif de faire la réduction du temps de travail contre les entreprises" Si tout était prévu aujourd'hui, ce serait une démarche venue d'en haut"» Jusqu'à cet aveu: «On ne va pas dire qu'on ne va rien faire» d'ici à l'an 2000, façon de dire qu'on fera le minimum.

Les grandes lignes sont respectées. La durée légale du travail sera ramenée de 39 à 35 heures hebdomadaires en l'an 2000 pour les entreprises de plus de 20 salariés (seuil relevé à la demande du patronat qui aurait voulu aller jusqu'à 50), en 2002 pour les autres. Les incitations sont connues: de 9 000 (dès 1998) à 5 000 F (en bout de course) par an et par salarié, à condition que les effectifs augmentent de 6%. Un peu plus si l'entreprise va plus loin. Au-delà de l'an 2000, une aide

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