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Libération

Hommages discrets pour la célébration du décès de François Mitterrand. La nostalgie n'est plus ce qu'elle était.

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Publié le 09/01/1998 à 22h07

C'est très calme désormais. Au jour anniversaire de la mort de

François Mitterrand, disparu le 8 janvier 1996, les thuriféraires commémorent, les adversaires se taisent. Il n'y a plus qu'une dizaine de roses rouges au pied de l'immeuble parisien de l'avenue Frédéric-Le-Play, où l'ancien président de la République s'est éteint, et Jarnac, qui a fait ses comptes, soupire de ne pas être Lourdes.

Pour ce deuxième anniversaire, les gerbes étaient bien à l'heure sur la tombe de l'ancien chef de l'Etat, celle de Lionel Jospin, celle de Jacques Chirac, mais apportées de Paris par des émissaires inconnus. Seule une délégation d'intimes et de parents ont fait le voyage. François Hollande en était. Le premier secrétaire du PS, qui fit ses premiers pas politiques dans la couveuse Mitterrand, a rappelé hier matin sur Europe 1 «ce que collectivement les socialistes lui doivent: si la gauche s'est reconstruite avec le PS, on le doit à François Mitterrand et à ceux qui ont fait le combat avec lui. Si la gauche a pris la responsabilité de l'Etat en 1981 et l'a gardé en 1988, on le doit à François Mitterrand et à ceux qui l'ont accompagné», a-t-il expliqué. Voilà qui ne chagrinera personne. Le PS, après s'être empaillé sur l'héritage Mitterrand, a désormais d'autres chats à fouetter.

Restent les fidèles. Il y avait une réunion de famille, mercredi soir sous le Carrousel du Louvre. On dépose son manteau à l'entrée, on salue ceux que l'on n'a pas revus depuis longtemps ­ depuis l'enterrement peut

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