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Libération

Un projet pour l'ère Séguin. Le président du RPR a dévoilé hier le bréviaire qui accompagnera le changement de nom de son parti.

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Publié le 13/01/1998 à 22h19

Le RPR est en passe de devenir tout simplement le Rassemblement.

Cela sera fait lors des assises du mouvement les 31 janvier et 1er février. A nouveau nom, nouveau projet, même si le moule et les recettes avancées ont un petit goût de déjà-vu. Présenté, hier, par Philippe Séguin, son principal rédacteur, il a été aussitôt envoyé à tous les membres du conseil national qui ont jusqu'à jeudi pour l'amender ou pour en présenter un autre. Pierre Lellouche a d'ores et déjà fait savoir qu'il serait parmi les amendeurs.

Le projet politique séguiniste a tout de la poupée russe. Il se décompose en cinq textes dont un sur les statuts du «R». Le premier est bref et tente de justifier «la modernité» et la «méthode gaulliste» qui «consiste à assurer la synthèse d'idées qu'une analyse superficielle ferait passer pour contradictoire».

Le deuxième s'attache aux valeurs du gaullisme. Il insiste, tout particulièrement, sur la notion de nation, manière de se différencier du FN ou de l'UDF: «La nation, ce n'est pas le nationalisme, ce n'est pas non plus la simple juxtaposition de communautés ou de tribus étrangères les unes aux autres.» Autres valeurs mises en exergue: la famille, la liberté, la sécurité, la responsabilité, l'autorité de l'Etat, l'égalité des chances, la solidarité et le travail. Sur ce dernier point, le mouvement tente d'opposer sa conception à celle qu'aurait la gauche accusée de voir uniquement dans le travail «un moyen d'aliénation et d'oppression».

Le troisième, intitulé «Une a

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