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A l'Assemblée, heures sup' pour les 35 h. Plus Martine Aubry s'explique, plus l'inquiétude augmente.

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Publié le 03/02/1998 à 19h26

C'est reparti pour un tour: cet après-midi, l'Assemblée nationale

reprend ses travaux sur le projet de loi sur les 35 heures. Une semaine après l'ouverture des débats, il reste du boulot. Les députés n'ont toujours pas dépassé le stade de l'article premier sur les neuf que compte le texte, en raison de la déferlante des amendements déposés par l'opposition. Après les 40 propositions de suppression de cet article, qui instaure la semaine de 35 heures à l'horizon 2000, il reste encore plus de 300 amendements à passer en revue. Au rythme de quinze par heure, il faudrait trois jours pour commencer à aborder l'article deux" Les prochaines séances risquent donc de se prolonger fort tard dans la nuit et, déjà, les huissiers ont été prévenus qu'ils risquaient d'être mobilisés le week-end prochain au Palais-Bourbon" Pour une loi censée réduire le temps de travail et les heures sup, ça ne manque pas de sel.

Aujourd'hui, à l'Assemblée, la conférence des présidents tentera néanmoins une médiation entre les groupes pour réduire le nombre d'interventions. L'opération a déjà fonctionné jeudi dernier. «On peut se demander si la droite à intérêt à faire traîner un débat qui mettra de plus en plus en lumière ses contradictions, entre un Séguin qui découvre le libéralisme et un de Robien ou un Barrot qui croient à la réduction du temps de travail», ironise Claude Bartolone, député PS et président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée. Encombrement ou pas, l'examen du texte met e

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