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Le débat sur les 35 heures. «Quand on a la foi on ne compte pas ses heures».

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Publié le 04/02/1998 à 19h17

Pied à pied, les députés de l'opposition ont combattu, hier, les 35

heures à l'Assemblée nationale où les débats ont repris après quatre jours d'interruption. Tout y est passé pour exempter, par fournées, des secteurs professionnels entiers. Y compris, sur proposition de Thierry Mariani (RPR, Vaucluse), les congrégations religieuses au motif que, «quand on a la foi, on ne compte pas ses heures»! Roselyne Bachelot (RPR, Maine-et-Loire) s'est émue du sort réservé aux «maisons de retraite rurales qui accueillent les veuves agricoles»; un autre député s'est inquiété des horticulteurs et pépiniéristes, très touchés «par la concurrence internationale»" Martine Aubry a fini par se fâcher, affirmant qu'elle ne répondrait plus à tout le monde: «Six amendements de M. Muselier pour changer la date d'application à 2003, 2006, 2010", est-ce sérieux? Cinq amendements de M. Accoyer pour fixer des seuils différents, est-ce sérieux?» «Grignotage». La ministre de l'Emploi a dénoncé «la volonté de l'opposition d'obscurcir les esprits» et indiqué qu'elle ne répondrait plus qu'aux «amendements de fond». Le rapporteur du projet de loi, Jean Le Garrec (PS, Nord), s'est également élevé contre ces «amendements-écureuils de grignotage par petits bouts» de l'article 1er. La droite, très remontée, n'a pas lâché. «Au nom du syndicat des écureuils de l'Assemblée nationale», Pierre Lellouche (RPR, Paris) a justifié cet acharnement par un besoin de «pédagogie». Parfois, les votes ont été serrés, comme l'a

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