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Tous les députés ne sont pas mazeaud sur les 35 h. L'élu RPR a provoqué une belle agitation nocturne à l'Assemblée.

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Publié le 07/02/1998 à 19h48

Ah, si le président de séance Pierre Mazeaud n'avait pas été d'une

humeur de chien, cette nuit-là! Jeudi soir, l'Assemblée nationale, qui examine toujours le projet de loi sur les 35 heures, aurait sans doute été le théâtre d'un beau et intense débat sur le Smic.

Sur le coup de 23 heures, c'est bien de cette façon que l'on discute encore.«Nous avons rencontré les organisations syndicales pour réfléchir à une solution», explique Maxime Gremetz (PCF, Somme), qui n'en voit pas d'autre que de revaloriser le Smic et de surseoir à la mise en place de la future Rémunération minimum mensuelle (RMM). La droite saute à pieds joints sur l'occasion de diviser le camp d'en face et vote, pour la seconde fois en moins de 24 heures, un amendement communiste. L'alerte est chaude: la proposition est rejetée à une seule voix près. «J'ai discuté avec les communistes à la buvette. Je leur ai dit: "Vous allez sauter avec ce projet de loi», jubile Roselyne Bachelot (RPR, Maine-et-Loire). Conciliabule. Mais, vers minuit, alors que l'article 5 arrive sur la table, l'agitation s'empare de l'hémicycle. Des petits groupes se forment. Objet des conciliabules: obtenir que, comme prévu, les débats durent jusqu'à l'aube pour boucler le texte, et ce, malgré cinq articles et des centaines d'amendements à passer en revue. D'abord confiante - le président de séance, Pierre Mazeaud (RPR, Haute-Savoie) est réputé pour mener les débats tambour battant - la majorité est soudain prise d'angoisses: imprévisible, Maze

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