L'assassinat de Claude Erignac a été revendiqué hier matin. La presse locale a reçu le long texte d'un groupe qui ne s'identifie pas mais donne une indication qui permet de conclure qu'il s'agit bien des tueurs. «L'arme utilisée pour l'action contre le préfet Erignac, conclut le communiqué, provient de la gendarmerie de Pietrosella (MAS sous licence Beretta A00199).» Au même moment, après plusieurs de ses proches, la police interpellait Marcel Lorenzoni, 51 ans, nationaliste de longue date. Le militant avait quasiment été montré du doigt par les précédentes revendications du groupe fantôme. «L'Etat colonial». Les trois pages du «texte de revendication suite à l'action contre le préfet Erignac» ont été écrites en français, sur un traitement de texte, sans trop de fautes d'orthographe. Prose classique, avec tous les points de passage obligés du nationalisme, des «Génois» à «l'Etat colonial», en passant par le clan, la classe politique et les autres nationalistes. Même s'il ne signe pas formellement sa revendication, ce document semble bien émaner du mystérieux groupe Sampieru, qui a revendiqué les attentats à Strasbourg, à Vichy et contre la gendarmerie de Pietrosella, en Corse-du-Sud (Libération d'hier). «Nous sommes les fils de cette terre, jaloux de ses valeurs ancestrales, écrivent les rédacteurs, comme à l'époque de Sambucucciu ou de Sampieru.» On n'en saura guère plus. «L'action que nous revendiquons aujourd'hui est parfaitement réfléchie et hautement politique, assure l
Une revendication mystérieuse
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Coup de filet chez les proches du groupe Sampieru.
Publié le 10/02/1998 à 19h56
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