Claude Erignac a été achevé à terre: l'expertise des balles qui ont tué, vendredi soir à Ajaccio, le préfet de Corse, indique qu'il a été touché une première fois à la nuque par un coup de feu tiré derrière lui, puis achevé de deux balles dans la tête, sans avoir même eu le temps de lâcher ses clés de voiture. Une nouvelle preuve, pour les enquêteurs, que les assassins ne sont pas des amateurs. Les policiers épluchent toujours les témoignages mais ne croient pas pouvoir tirer grand-chose des neuf personnes qui étaient toujours, hier soir, en garde à vue, sans avoir été «accrochées», ni sur des attentats, ni sur l'assassinat.
Messages personnels. L'affaire s'est encore compliquée d'un épisode: le texte de revendication de l'assassinat, non signé, n'a pas été rendu public selon les voies habituelles, tout comme les quatre autres textes intervenus depuis cinq mois dans les trois attentats à la bombe précédents. Outre FR3, une dizaine de personnalités nationalistes ont reçu lundi matin ce texte, un geste interprété comme un dangereux message personnel. Parmi elles, Jean Biancucci, ex-pilier de la Cuncolta, vitrine légale du FLNC Canal historique, et élu à l'assemblée territoriale, qui a pris ses distances avec le groupe et ne siège plus depuis deux ans; Gilbert Casanova, poids lourd du Mouvement pour l'autodétermination (MPA) et président de la chambre de commerce et d'industrie de la Corse du Sud; et Marie-Jo Bellagamba, avocate bastiaise, elle aussi membre du M




