Sur le relevé de la taxe d'habitation (autrement appelée «impôts
locaux), la part affectée à la région figure sur la toute dernière colonne. C'est la plus modeste. Il en va ainsi: les budgets des collectivités territoriales communes, départements, régions sont inversement proportionnels à leur superficie. Le budget des régions représente un peu moins de 10% des finances publiques territoriales (73,5 milliards en France métropolitaine pour 1997); la part des départements est de 30%, celle des communes, 60%.
Prenez le budget de la région Auvergne, par exemple: 1,5 milliard de francs en 1997, pour 4 départements et 1,3 million d'habitants. C'est moins que l'argent investi dans la production du Titanic, le film (évalué à 300 millions de dollars, 1,8 milliard de francs). Ou celui de Midi-Pyrénées, 8 départements, 2,5 millions d'habitants. Il frôle les 3 milliards, quand la Haute-Garonne, le plus gros département de la région, affiche un budget de 4,5 milliards. Le budget de l'Aquitaine (5 départements, 2,8 millions d'habitants) correspond à une centaine de kilomètres d'autoroute à la campagne (3,3 milliards). Et le reste à l'avenant. Seule l'Ile-de-France (8 départements, 10 millions d'habitants) émerge nettement du lot (14,7 milliards), suivie de Rhône-Alpes (8 départements, 5,6 millions d'habitants, 7,3 milliards) et du Nord-Pas-de-Calais (2 départements, 4 millions d'habitants, 4,5 milliards).
Alors fatalement, petites dernières des collectivités territoriales, les régions on




