Menu
Libération

Régionales 98. A la pêche aux euros. Chaque région pratique un lobbying actif à Bruxelles.

Réservé aux abonnés

Publié le 02/03/1998 à 21h55

Les bureaux sont exigus. Les effectifs réduits: un ou deux

permanents, quatre au maximum, que l'on se partage souvent avec d'autres régions... Le budget ne dépasse pas le million de francs. Quant aux compétences, elles demeurent floues. Mais le fait est là: à Bruxelles, dans le quartier de la Communauté européenne, les régions françaises ont élu domicile. Depuis que le Limousin, retardataire, a rejoint l'armada, seule l'Auvergne manque désormais à l'appel. La raison d'être de ces lobbyistes régionaux? Décrypter, analyser, glaner des informations au fil des rendez-vous, réunions de travail, cocktails, inaugurations. Et puis diffuser ces éléments à leurs mandants, sous la forme de notes de synthèse, fiches, bulletins, guides. «Nous sommes toujours très bien reçus par la Commission, qui souhaite établir des liens directs avec les régions et qui estime qu'elles ont un rôle à jouer à Bruxelles», souligne Isabelle Vanlerenberghe, déléguée des régions du grand Est français (Bourgogne, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Lorraine, Alsace). C'est que, pour les régions, l'Europe est devenue une dimension essentielle de leur action. L'explication est simple: pour la période allant de 1989 à 1999, près de 150 milliards de francs ont été distribuées par Bruxelles aux régions françaises. Un chiffre qui place l'Hexagone en quatrième position des pays bénéficiaires, derrière l'Espagne, l'Allemagne et l'Italie, mais devant ses petits copains britanniques et portugais. Tout cela grâce aux bien

Dans la même rubrique