Menu
Libération

Les critiques de la pensée unique veulent en découdre. La fondation Marc-Bloch pose sa première pierre.

Réservé aux abonnés

Publié le 03/03/1998 à 22h00

Ils promettent du neuf. Pas le genre petit club feutré

d'intellectuels parisiens en mal d'influence chez les puissants. Hier soir, à l'Entrepôt, cinéma parisien, la fondation Marc-Bloch ­ son nom peut encore changer ­ tenait sa réunion fondatrice.

Les bouffeurs de pensée unique se pressaient au portillon. Etaient attendus des intellectuels (Pierre-André Taguieff, Emmanuel Todd, Max Gallo"), des économistes (Alain Cotta, Jean-Jacques Rosa") des communistes (Arnaud Spire, Bernard Vasseur, membre du secrétariat national), des socialistes tendance Dray-Mélenchon, des jeunes séguinistes en mal de chef, des chevènementistes, des syndicalistes (CGT, CGC, voire FSU où l'on débat de la participation), des hauts fonctionnaires, Henri Guaino, ancien commissaire au Plan, et même quelques chefs d'entreprise.

Le triple renoncement. A l'origine de la démarche, il y a Philippe Cohen, journaliste économique à Marianne, qui a écrit il y a plus de deux mois un texte qu'il fait circuler. Il a notamment travaillé avec Jérôme Guedj, jeune tête pensante de la gauche socialiste, et Jean-Christophe Comores, qui milite avec Charles Pasqua au sein de Demain la France. Il y est question du «triple renoncement, économique social et national», du refus «qu'à la politique du y'a qu'à, se substitue celle du y'a pas l'choix». De quoi, explique Cohen, «rassembler tous les courants sur la critique des élites». Des mots qui ont fait le succès de Phares et Balises, club en vogue en 1995 lorsqu'il partageait avec

Dans la même rubrique