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Jospin abroge la langue machiste. Fonction, métier, titre: une circulaire invite à recourir aux appellations féminines.

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Publié le 09/03/1998 à 22h25

Puisque c'était hier leur journée, Lionel Jospin s'est souvenu qu'il

n'y a pas si longtemps, en campagne électorale, puis tout juste nommé à Matignon, il avait fait des promesses aux femmes. Ces promesses seront tenues, a-t-il assuré, confirmant sa «détermination» à inscrire l'«objectif de la parité» politique hommes-femmes dans la Constitution.

Le Premier ministre recevait à Matignon plusieurs centaines de femmes, personnalités du monde politique (de gauche, les dames de droite ayant décliné l'invitation), associatif et culturel, et quelques dizaines d'hommes. Il a donc rappelé qu'il souhaitait toujours une révision de la Constitution: «J'y reste favorable, même si je connais les difficultés qui entourent sa réalisation. Je prends celles-ci en considération, mais elles n'entament pas ma détermination.» Il a aussi évoqué la vie professionnelle: «Le monde politique n'est pas le seul à tarder à faire aux femmes la place qui leur revient.» Il a enfin évoqué, au plan international, «les luttes des femmes, particulièrement celles qui doivent affronter l'oppression et la violence», citant les Afghanes et les Algériennes.

Le matin même, une circulaire était publiée au Journal officiel. Lionel Jospin y appelle ministères et secrétariats d'Etat à «recourir aux appellations féminines pour les noms de métier, de fonction, de grade ou de titre». La féminisation sera requise «dès lors qu'il s'agit de termes dont le féminin est par ailleurs d'usage courant», comme «secrétaire générale, direc

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