L'opposition n'est pas au bout du film catastrophe où elle s'est
laissée jeter par le Front national. Indifférents au tollé provoqué par l'élection de cinq des leurs à la tête de leur région avec des voix lepénistes, certains élus de droite sont tentés par un remake en Ile-de- France, Paca, Midi-Pyrénées et Haute- Normandie.
Après le vendredi noir de l'UDF, le RPR risque de connaître pareille journée aujourd'hui. Et ce malgré le chantage de Jean-Marie Le Pen réclamant, au nom de «la réciprocité», la région Paca en échange de son «aide» de vendredi. Et en dépit des menaces d'exclusion réitérées de Philippe Séguin, samedi: «Il est hors de question qu'un membre du RPR accepte de participer à l'exécutif d'une région dont la présidence a été conquise avec les voix du FN.» Hier, les états-majors RPR-UDF se montraient confiants, misant sur l'effet repoussoir des propos de Le Pen qui leur aurait «facilité grandement les choses». Alain Juppé n'a pas manqué, en outre, d'attribuer les mauvais résultats des cantonales en Gironde à un «contrecoup de la crise politique majeure qu'a connu notre pays vendredi». Le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin, qui avait en 1986 passé un accord avec le FN, a enfoncé le clou: «Ceux qui ont accepté d'être élus avec les voix du FN dans d'autres régions ont fait perdre ce soir les élections cantonales dans la France entière à la droite libérale.» Reste à savoir si ces arguments seront suffisants pour empêcher d'autres ententes aujourd'hui.
Rébellion. L'att




