Jacques Chirac s'est «réjoui», hier, de l'accord politique intervenu
mardi en Nouvelle-Calédonie entre le RPCR, le FLNKS et le gouvernement et qui doit mener l'archipel vers l'indépendance d'ici vingt ans. Un accord qui, selon lui, «marque une étape importante et consensuelle dans la préparation de l'avenir des Calédoniens». Lionel Jospin s'est de nouveau «félicité», hier après-midi à l'Assemblée, de l'arrangement conclu la veille. «C est une nouvelle étape de paix et qui montre la capacité de la France à maîtriser, dans l'ordre, les évolutions nécessaires.» Il se rendra en Nouvelle-Calédonie les 4 et 5 mai pour «apposer personnellement» sa signature sur l'accord et «rendre hommage à la mémoire» de Jean-Marie Tjibaou à l'occasion de l'inauguration d'un centre culturel portant son nom. Michel Rocard, qui avait signé en 1988 les accords de Matignon, a applaudi lui aussi, hier, l'accord «tout à fait considérable» intervenu sur l'avenir institutionnel du territoire. «C'est une étape de plus vers une maîtrise de leur destin par les habitants de la Nouvelle-Calédonie», a-t-il dit. Comme le prévoyaient les accords de 1988, le nouveau texte va devoir maintenant être ratifié par un référendum sur le territoire. A l'issue d'une période de transfert progressif de compétences à la nouvelle entité, d'une durée de 20 ans que le congrès des assemblées locales pourra réduire à 15, une nouvelle consultation portera cette fois sur l'indépendance complète.Un projet de loi constitutionnelle dev




