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Libération

L'exclusion fait fuir les députés. Les rares présents soulignent l'urgence de ce projet de loi.

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Publié le 07/05/1998 à 3h03

Entre la «fracture sociale» de Jacques Chirac et l'aboutissement

d'une loi contre l'exclusion présentée par la gauche, il s'est écoulé trois ans. Suffisamment de temps pour décourager les députés, semble-t-il. Hier, à 16h35, ils étaient trois sur les rangs de l'opposition. Une quinzaine pour la majorité. Guère plus au fil des interventions qui se sont succédées pour la seconde journée de débats consacrés au projet de loi à l'Assemblée nationale. La veille, déjà, Martine Aubry avait montré son irritation face à ce manque de «mobilisation». Le paradoxe est que tous les orateurs soulignent à l'envie l'urgence de ce texte, pour lequel une session extraordinaire en juillet a même été prévue afin de boucler au plus vite son adoption. «Le gouvernement de gauche et sa majorité plurielle seront jugés sur leur capacité à mener une politique de justice sociale. (...) Ce texte sera un jalon essentiel de la politique que nous voulons mener», a rappelé Jean-Michel Marchand (Vert, Maine-et-Loire).

A droite, la nostalgie prévaut. Comme ses pairs, François Rochebloine (UDF, Loire) reconnaît «l'ossature» du projet de cohésion sociale de l'ancien ministre des Affaires sociales, Jacques Barrot, interrompu par la dissolution. Et, inévitablement on compare. «Ce projet est rempli de formules heureuses et pétri de bonnes intentions mais il s'écarte de la logique du projet précédent de sortir au plus vite les exclus de la situation d'assistés», a souligné Pierre Lequiller (UDF, Yvelines). La nuit pré

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