Précision. C'est bien dans les antennes locales de l'ANPE et de
l'Afpa (Agence de formation professionnelle pour les adultes) que les associations de chômeurs siégeront, et non à l'Unedic, comme indiquait le titre du papier paru vendredi. Martine Aubry avait exhorté les députés à s'unir sur l'exclusion. Hier, la ministre de l'Emploi et de la Solidarité a été entendue, au-delà de ses espérances. En abordant les premiers articles du projet de loi sur l'exclusion, en débat depuis trois jours à l'Assemblée, droite et gauche ont, à plusieurs reprises, fait alliance contre le gouvernement. Dans ses habits neufs de ministre (de la Ville), Claude Bartolone, qui remplaçait Martine Aubry, requise au Sénat pour la matinée, a dû ainsi avaler quelques couleuvres sur le volet emploi. «Le nouvel esprit des CES (contrats emploi-solidarité)» proposé par le gouvernement a réussi à faire l'unanimité contre lui.
Les 55 députés présents, droite et gauche plurielle confondues, ont voté en faveur d'un amendement défendu par Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne). Pour le gouvernement, il s'agissait de permettre le cumul du CES avec un autre emploi à mi-temps, mais sous certaines conditions et limité dans le temps (de trois à six mois).
La loi sur les emplois-jeunes avait déjà introduit cette possibilité mais le décret d'application n'est toujours pas paru. Prenant prétexte de ce vide, les députés ont refusé les conditions posées, les jugeant trop restrictives. «Je ne comprends pas la logique du ministre»,




