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Le projet de loi contre les exclusions en débat à l'Assemblée. Prise de bec sur les associations d'insertion.

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Publié le 13/05/1998 à 3h30

Les associations intermédiaires (AI) l'ont-elles échappé belle?

Hier, les députés, qui poursuivent pour la deuxième semaine l'examen du projet de loi de lutte contre les exclusions, se sont focalisés sur ces associations. Créées en 1987, les AI permettent d'embaucher des chômeurs en difficulté, pour faciliter leur retour au travail en les mettant, à titre onéreux mais exonéré de charges, à la disposition de particuliers ou d'entreprises. Prenant prétexte des abus, Martine Aubry avait prévu, à l'origine, non seulement de restreindre la durée des missions mais surtout de limiter leur champ aux activités «qui ne sont pas susceptibles d'être assurées» par le secteur privé, notamment l'intérim. Ce fut un tollé à droite comme à gauche, les députés estimant que cela équivaudrait à signer l'arrêt de mort de ces associations. Or, sur les quelque 1 500 AI répertoriées en France, beaucoup sont présidées par des députés" Hier, leur nombre dans l'hémicycle prouvait d'ailleurs tout l'intérêt qu'ils portent à la question.

Mauvaise humeur. Pour contrer les attaques prévisibles, Martine Aubry a fait un pas en arrière et pris soin de déposer, au nom du gouvernement, un amendement qui réécrit l'article en question, en une version un peu plus souple. Malgré cela, les députés ont pris leur temps pour marquer leur inquiétude. Les uns reprochant à la ministre de l'Emploi de «méconnaître le travail fait sur le terrain» (Patrice Delnatte, RPR, Nord), les autres estimant «inquiétantes ces restrictions»

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