Menu
Libération

Le volet logement de la loi contre les exclusions. Les députés vont plus loin que Besson.

Réservé aux abonnés

Publié le 14/05/1998 à 1h16

Les intervenants étaient nombreux et les amendements multiples pour

débattre du Fonds de solidarité logement (FSL), hier, à l'Assemblée nationale, alors que les députés entamaient le volet logement de la loi contre les exclusions. Créé par la loi Besson du 31 mai 1990 sur le droit au logement des plus démunis, le FSL est une sorte de tirelire, qui dans chaque département aide les ménages en difficulté à payer leur loyer. «Lorsque les difficultés s'accumulent, le maintien dans les lieux reste le meilleur moyen pour assurer la stabilité d'une famille», a relevé Janine Jambu (PCF, Hauts-de-Seine).

Outil de prévention des expulsions locatives, le FSL est une pièce maîtresse du projet de loi. Car depuis son instauration, il a besoin d'«un toilettage», selon l'expression de Daniel Marcovitch (PS, Paris). Le texte gouvernemental propose donc, notamment, de distribuer les fonds de façon plus équitable sur tout le territoire, et de traiter locataires et sous-locataires sur un pied d'égalité. Les députés ont voulu aller plus loin. Daniel Marcovitch a suggéré que «le FSL serve à aider les jeunes dans leur parcours d'insertion», en les aidant par exemple à payer le dépôt de garantie lors de l'aménagement dans les lieux. «Beaucoup de jeunes aspirent à être autonomes. L'autonomie passe par le logement. Or les jeunes sont souvent au chômage, ont des ressources insuffisantes. Le FSL doit pouvoir servir de caution», a renchéri Denis Jacquat (UDF, Moselle).

Malades du sida. Les députés ont ado

Dans la même rubrique