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Spécial MAI 68. Ce jour là, samedi 18 mai. Les Français font grève.

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En 24 heures, le nombre de grévistes dans les usines passe de 300 000 à 3 millions. Mendès-France demande au gouvernement de se retirer.

Publié le 18/05/1998 à 1h35

La grève s'étend d'heure en heure, plus un train, plus un avion, Renault toujours, Rhodiacéta, Rhône-Poulenc, Snecma, Nord Aviation, Hispano-Suiza, Berliet dont les lettres forment le mot Liberté au fronton des usines. En vingt-quatre heures, les grévistes, qui occupent tous leur lieu de travail passent de 300 000 à 3 millions, bientôt 6, sans que le mot d'ordre de grève générale n'ait été clairement lancé. Plus de courrier, plus de transports urbains à Paris, Marseille et Nice. EDF-GDF est en grève mais la distribution du courant et du gaz à usage domestique est assurée. Le syndicat du Livre «estime que l'information ne doit pas rester du seul domaine de la radio et de la télévision, jusqu'ici sous contrôle gouvernemental. En conséquence il décide de laisser paraître la presse dans la mesure où celle-ci accomplira avec objectivité le rôle d'informateur qui est le sien». Les étudiants et les lycéens sont mobilisés autour de la question de l'autonomie des établissements et du report des examens (les dates du bac ne sont toujours pas connues). Les plus entreprenants d'entre eux sont toujours tenus à l'écart du mouvement ouvrier par la CGT. Les épreuves des concours d'admission aux grandes écoles semblent se dérouler normalement. Les élèves des Beaux-Arts, qui occupent leur école depuis une semaine demandent la «dissolution de l'ordre des architectes féodal et oppressif».

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