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Libération

Aubry fait le plein de critiques sur la Sécu. La ministre annonce aujourd'hui des mesures d'économie.

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Publié le 06/07/1998 à 7h11

«La Sécu, ce n'est pas une question de droite ou de gauche, c'est un

dossier épouvantail.» Un avis d'expert, formulé dans les rangs socialistes et qui n'est pas pour réconforter l'équipe Jospin. Les dépenses de santé dérapent, les prévisions de déficit s'alourdissent, et les médecins, peu enclins à porter le chapeau, menacent de déclencher un nouveau conflit. Un an après l'arrivée au pouvoir du gouvernement, les critiques pleuvent dru sur Martine Aubry, qui expliquera, aujourd'hui, son programme d'action pour remplacer les cendres chaudes du plan Juppé.

Médecins «traumatisés». Lionel Jospin avait inscrit en tête de liste de ses priorités la maîtrise des dépenses de santé, «mais de façon négociée et équitable». Comment y parvenir sans donner l'impression d'emprunter le même chemin que son prédécesseur, qui, lui-même, s'était inspiré des plans préparés par les anciens ministres socialistes de la Santé? Pour Martine Aubry, le mieux est encore de faire semblant d'ignorer la question. Dès le mois de juin 1997, elle indiquait qu'elle n'avait pas «à entériner le plan Juppé», puisque «rien n'a été fait». Un an plus tard, elle tient toujours le même discours, rejetant «la querelle réductrice vers laquelle on voulait nous pousser: êtes-vous pour ou contre le plan Juppé?» Aubry a choisi à son arrivée de «renouer les fils du dialogue» avec des médecins «traumatisés» par la réforme de ses prédécesseurs. Ils n'avaient guère goûté l'introduction d'un système de pénalités, en cas de dépassem

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