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Libération

C'est encore loin la finale. Hier, le Premier ministre a filé la métaphore footballistique.

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Publié le 06/07/1998 à 7h15

Même rage de prendre leur revanche sur ceux qui les ont critiqués

ou, pire, sous-estimés, même habileté à feindre le parler vrai quand il s'agit d'un parler tactique, même profil modeste qui cache un indispensable orgueil, même souci de faire à leur main avec une nouvelle génération sans s'encombrer des éléphants (Cantona, Ginola ou les mitterrandistes), même conviction que le salut passe par le collectif, même souci d'aller en finale avant de quitter la scène, etc. Ainsi donc il y aurait du Jacquet chez Jospin. C'est la métaphore obligée de la semaine, prévue pour durer au moins jusqu'à mercredi soir. S'il est des ressemblances, il y a pourtant une grosse différence entre les deux hommes: Jacquet est à quelques heures de l'apothéose alors que Jospin est encore dans les phases qualificatives pour la finale élyséenne de 2002. Mais la comparaison plaît au Premier ministre, qui ne l'a pas refusée hier. Puisqu'il s'agit d'être identifié au succès et que c'est toujours bon à prendre, il a non seulement accepté sa part de Jacquet, mais aussi revendiqué une part de Zidane. Le chef et la star. Content de lui, Jospin ne se refuse rien, adversaire du cumul des mandats mais pas du cumul des rôles: «Je suis un chef d'équipe, un entraîneur-joueur, un mélange de Jacquet et de Zidane.» Il ne s'est pas arrêté sur le carton rouge du meneur de jeu ­ génial mais nerveux ­ qui a fait craindre le pire pour la France en huitièmes de finale. De Zidane et de Jacquet, le Premier ministre ne retient

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