L'ancien sénateur-maire PS de Clermont-Ferrand a mis fin à ses
jours, vendredi à son domicile, à l'âge de 73 ans. Claire, son épouse, a tenté de l'accompagner dans la mort. Elle se trouve en réanimation à l'hôpital de Clermont-Ferrand mais ses jours ne sont pas en danger. Le couple a adressé des lettres à ses enfants et à ses proches pour expliquer son geste. Le journal la Montagne a aussi reçu un paquet contenant un manuscrit d'une vingtaine de pages sur le début de l'histoire d'amour des Quilliot écrit par l'ancien maire. Dans une lettre au quotidien cosignée «Roger et Claire Quilliot», le couple évoque longuement le problème du suicide et délivre une sorte de testament politique. «Nous partons en paix, au moment où une gauche modeste et généreuse l'emporte à Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme et en France. Qu'on se le dise pourtant: il faut toujours peser dans la balance pour rééquilibrer l'injustice. L'ordre est sans cesse remis en cause par le mouvement de la vie; la peste est toujours menaçante; le monstre du racisme et de l'intolérance rase toujours les murs sous les couleurs du Front national et des éternels vichyssois. Rien n'est jamais acquis à l'homme; mais au total, en lui, il y a plus à admirer qu'à blâmer.» Le couple conclut en citant Albert Camus et son Mythe de Sisyphe. Roger Quilliot a ajouté à la main: «Voilà. Nous avons fait notre temps. Je n'ai pas un tempérament de spectateur! ["] Bon courage.»
Roger Quilliot était confronté depuis plusieurs années à d




