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Baisse des cotisations sur les bas salaires. Le match Aubry-DSK. Bercy n'a plus de fonds à y consacrer. A Jospin d'arbitrer.

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Publié le 25/08/1998 à 8h16

Les vacances et les commentaires sur le bronzage des uns et des

autres achevés, le gouvernement rouvre ses dossiers. Le premier placé sur le haut de la pile par Martine Aubry concerne la réforme des cotisations patronales, complexe à mettre en oeuvre, délicate sur le plan budgétaire et, pour ne rien gâter, nouveau sujet de querelle entre la ministre de l'Emploi et son homologue de Bercy, Dominique Strauss-Kahn. Lionel Jospin devrait rendre d'ici à une dizaine de jours son arbitrage sur la question. Le Premier ministre pourrait trancher à la Pyrrhus: adoptée cet automne, la réforme ne se mettrait en place qu'à la fin de l'an prochain. Histoire de ménager les finances de Bercy, sans froisser la rue de Grenelle.

Date-butoir. Lionel Jospin n'a guère le temps de tergiverser puisqu'il y a une date-butoir: si réforme il y a, elle devra être en effet incorporée dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, présenté fin septembre au Conseil des ministres, pour être débattue en octobre par les députés. A défaut, le projet serait de facto reporté d'un an.

Décidée à obtenir gain de cause tout de suite, même partiellement, Martine Aubry a planché sur le sujet cet été. Sitôt revenue de vacances, elle a fait le siège de Matignon pour tenter de convaincre Jospin.

La modification de l'assiette des cotisations patronales en faveur de la valeur ajoutée ayant été définitivement écartée (le rapport Malinvaud remis en juillet au Premier ministre va dans ce sens), il s'agit dans l'espr

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