Têtue, Martine Aubry ne ménage pas sa peine pour obtenir gain de
cause. Hier, la ministre de l'Emploi et de la Solidarité a annoncé sur RTL que les mesures du gouvernement concernant un allégement des charges sociales patronales seraient rendues publiques le 22 septembre, date de la réunion de la commission des comptes de la Sécurité sociale pour 1999. Elle s'est déclarée «convaincue» que le système sur lequel le gouvernement «a travaillé entraînera derrière [lui] une large majorité, non seulement de ceux qui souhaitent plus d'emplois, mais aussi des entreprises». Et le dossier, assure-t-elle, sera prêt «dans des délais complètement normaux». Le hic, c'est que Lionel Jospin n'a pas encore tranché la question et, qu'en matière de délais, justement, plusieurs voix s'élèvent à gauche pour réclamer un peu de plus de temps" Autrement dit: Martine Aubry forcerait-elle la porte? A peine sorti du Conseil des ministres, hier, Daniel Vaillant, ministre des Relations avec le Parlement, s'est d'ailleurs empressé de préciser que le gouvernement «examinera ces questions» après le 22 septembre, à l'issue d'une concertation avec les syndicats" Majorité de convertis. Le sujet est sensible. L'idée d'alléger les charges des entreprises a certes fait son chemin à gauche, comme l'a prouvé l'université d'été du PS, le week-end dernier à La Rochelle, où il a été beaucoup question de «ça». A l'exception d'un Henri Emmanuelli, les convertis sont désormais majoritaires. Mais ils sont nombreux, aussi




