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Interview

Millon: «Même les communistes dans leurs années staliniennes""».

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Publié le 03/09/1998 à 11h06

Voici la réaction de Charles Millon à l'annonce de son exclusion:

«Je suis choqué par la procédure. Il y a eu cinq mois d'atermoiement et soudain on m'exclut. La moindre des choses eût été de me convoquer et de m'entendre avant de me condamner. Ce sont des méthodes que même les communistes dans leurs années staliniennes n'utilisaient pas. Avant d'exclure quelqu'un, eux écoutaient sa défense. Tout cela m'attriste car je compte beaucoup d'amis parmi les députés du groupe UDF que j'ai présidé pendant six ans. J'ai d'ailleurs déjà reçu beaucoup de messages d'amitié de leur part. Tout cela m'attriste aussi car c'est une nouvelle étape de la décrépitude de la droite. L'opposition est dans une démarche d'autodestruction. Je l'attribue à la paralysie de certaines personnes devant le conformisme ambiant. Ils ont peur d'être jugés et condamnés par la pensée dominante. Comme ils ne veulent pas aborder le problème de la recomposition du paysage politique, ils me font un procès d'intention. On refuse de voir que le budget de la région Rhône-Alpes que je préside a été voté sans rien céder sur mon programme et mes valeurs. Les grands perdants de cette opération, ce seront les dirigeants de l'opposition. C'est eux qui sont en porte à faux avec leur électorat et avec l'opinion. Pas moi. J'ai aujourd'hui un mouvement, la Droite, qui reçoit 80 à 100 adhésions par jour. Je vais m'y consacrer. Le procédé utilisé pour m'exclure fera réfléchir les gens qui hésitaient à me rejoindre. Je suis sûr q

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