C'est l'ingrédient indispensable, mais non suffisant, pour qui
cherche la recette de l'accession au pouvoir: une ligne claire. Sur ses alliances et son programme. L'Alliance devait régler le premier point pour la droite. Elle devait être le corset qui scelle l'union de l'opposition et dresse un cordon autour de ceux qui ont fait le choix de la collaboration avec l'extrême droite. Mais à la première anicroche, elle a baissé les bras. Elle n'a pas su régler le cas Blanc et, au-delà, celui de Démocratie libérale d'Alain Madelin qui, à l'instar de la Droite de Charles Millon, a pour tactique l'ambiguïté et pour but la pêche dans toutes les eaux. François Bayrou, candidat à la présidence de l'UDF sur une ligne pourtant anti-FN, s'est accommodé, hier, de ces petits manquements. Comme si, mieux valait ne pas se fâcher avec Madelin pour sauver les apparences, que clarifier pour faire émerger une cohérence. L'Alliance, «dernière chance pour les partis de l'opposition», comme le dit Balladur, ne satisfait donc personne. Et cela donne maintenant envie à ceux qui souhaitent plus de clarté dans le combat anti-Le Pen de la saborder en présentant une liste aux européennes. Le paradoxe, c'est que le FN y trouverait son compte: il pourrait alors triompher d'une opposition divisée. Le chef de l'Etat le sait bien qui, depuis des mois, plaide pour une liste unique. Le moins qu'on puisse dire, c'est que l'opposition ne l'aide pas. Côté programme, Edouard Balladur, lui, s'active. Mais il semble e




