A l'heure de la rentrée parlementaire, le gouvernement se serait
sans doute bien passé de cette mauvaise nouvelle: les chiffres du chômage ne sont pas à la hauteur des attentes. Quelque 33 000 demandeurs d'emploi supplémentaires (+ 1,1%) ont été enregistrés en août par rapport à juillet, ce qui porte leur nombre total à 2 997 600, selon les statistiques publiées hier par le ministère de l'Emploi. Consolation: le taux de chômage, calculé de façon différente par le Bureau international du travail (BIT), est resté stable, à 11,8% de la population active.
Las, après une baisse quasi régulière sur un an (- 3,9% en cumulé), la barre fatidique des 3 millions de chômeurs se rapproche de nouveau. «La recrudescence du chômage était prévisible et donc connue», s'est réconforté, hier, Daniel Vaillant. Le ministre chargé des Relations avec le Parlement rejette la faute sur «l'effet Coupe du monde, à l'envers». «Un certain nombre de contrats à durée déterminée ont trouvé leur fin avec la fin de la Coupe», a-t-il souligné. Avec les doutes ambiants sur la croissance, ça jette quand même un froid. Et, comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, le nombre de faillites d'entreprises en France a augmenté de 8,3% en un mois selon l'Insee. «Tout en contrastes». Martine Aubry s'attendait bien à une remontée du chômage cet été, elle «prévenait» chacun de ses visiteurs mais peut-être pas aussi forte. Hier, en commentant «ces chiffres tout en contrastes», la ministre de l'Emploi a estimé q




