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Sécu: les chiffres qu'Aubry garde pour elle. Les dépenses augmenteraient de 2,39% pour la médecine de ville et 2,5% pour l'hôpital.

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Publié le 20/10/1998 à 12h09

Et voilà l'Ondam. Ce gargouillis barbare qui signifie «objectif

national de dépenses d'assurance maladie» désigne une enveloppe: 629,8 milliards de francs en 1999, soit une progression des dépenses fixée à 2,6% par rapport à 1998. Ce seuil, établi par le gouvernement, sera, la semaine prochaine, au coeur de la discussion à l'Assemblée du projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Depuis la réforme Juppé, c'est la règle: les élus approuvent un budget, des orientations et une enveloppe. Au bout, en 1999, il y a le retour à l'équilibre des comptes sociaux, voire un léger excédent, selon Martine Aubry. A condition que la croissance, de l'économie cette fois, ne faiblisse pas.

Silence. Mais cette année, au grand dam des parlementaires, la ministre de l'Emploi et de la Solidarité n'a pas communiqué l'éventail, très attendu, de l'Ondam. Ce dernier doit être en effet ventilé entre la médecine de ville, l'hôpital, le secteur médico-légal, les cliniques privées, chaque secteur possédant son propre taux de croissance. Or, jusqu'ici, le silence radio prévaut. Martine Aubry a pris le prétexte d'une concertation avec la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) pour ne rien communiquer du tout. «Intolérable», clame l'opposition, rejointe par les communistes sur ce point. «Nous n'avons rien, même pas de fourchette! C'est inadmissible», s'insurge la députée Jacqueline Fraysse-Cazalis (PC, Hauts-de-Seine). Selon nos informations, les différentes enveloppes des dépenses de soins se

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