Menu
Libération

Une semaine pour ramener la Sécu à l'équilibre. Le débat s'ouvre à l'Assemblée: la droite est offensive, le PCF réservé.

Réservé aux abonnés

Publié le 27/10/1998 à 11h53

Faut-il y voir le syndrome du Pacs? A la demande du gouvernement, le

débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 1999 (le «PLFSS») a été retardé d'un jour, histoire ne pas le faire débuter devant un hémicycle à moitié vide. Dans l'agenda des parlementaires, le lundi est encore une journée «creuse»... C'est donc aujourd'hui que les députés vont se saisir du budget de la Sécurité sociale et ses «2 000 milliards» de francs. La discussion du projet de Martine Aubry, qui prévoit le retour à l'équilibre de la Sécu en 1999 (après un déficit de 13 milliards cette année), devrait durer jusqu'à samedi dans une ambiance houleuse. Préoccupant. Hier, quelque 300 amendements avaient déjà été déposés. Furieux de voir repoussée la réforme des cotisations patronales, le groupe communiste laisse planer le doute sur ses intentions. Pour l'heure, il assure qu'il ne «votera pas en l'état» le texte. L'opposition va de son côté attaquer bille en tête l'assurance maladie et les retraites. Denis Jacquat (DL), l'un des quatre rapporteurs du PLFSS, juge «préoccupante» la situation de l'assurance vieillesse, qui ne devrait être, selon lui, que «peu affectée» par les mesures proposées. L'année dernière, l'exercice avait surtout été marqué par le transfert des cotisations d'assurance maladie sur la CSG, et la délicate réforme de l'allocation de garde d'enfants à domicile (Aged). Rien de tel cette année. Le volet «famille» du projet de loi est mince, celui de l'assurance maladi

Dans la même rubrique