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Après sa condamnation pour les violences de Mantes-la-Jolie. La cour d'appel réduit de moitié l'inéligibilité de Le Pen.

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Un pourvoi en cassation lui permet d'être tête de liste FN aux européennes et de ruiner la stratégie de son ennemi Mégret.

Publié le 18/11/1998 à 14h32

Sept mois plus tard, Le Pen écope d'une peine au rabais. En première instance, le président du FN avait été condamné à deux ans d'inéligibilité, trois mois de prison avec sursis et 20 000 francs d'amende pour avoir agressé, le 30 mai 1997, une élue PS, Annette Peulvast- Bergeal, sur le marché de Mantes-la- Jolie (Yvelines). Hier, la cour d'appel de Versailles a ramené la sanction à un an d'inéligibilité et 5 000 francs d'amende, la peine de prison demeurant inchangée. Les juges n'ont donc pas suivi l'avocat général, qui avait requis, les 28 et 29 septembre, la confirmation de la sanction. La cour a également requalifié les faits de «violences en réunion» en «violences sur personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions», et n'a pas retenu les «injures publiques» pour lesquelles Le Pen était également poursuivi.

Pas de quoi satisfaire, cependant, le président du FN. «La cour vient de rendre une décision gluante», a-t-il lancé à la presse dans les couloirs du Parlement européen à Strasbourg. «Cette décision est contraire aux faits, au droit et à la justice. Mais la justice est rendue au nom du peuple français. Elle n'est donc jamais mieux rendue que par le peuple lui-même, qui, aux prochaines élections européennes, aura l'occasion de faire la cassation solennelle de cette décision détestable», a poursuivi le président du parti d'extrême droite, accompagné de deux députés européens frontistes, Jean-Claude Martinez et Yvan Blot.

Le Pen n'a alors pas di

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