Le vote des budgets régionaux doit-il être l'occasion pour la droite et la gauche de s'unir pour renverser les quatre présidents de région élus avec les voix du FN? Entretien avec François Hollande, premier secrétaire du PS, à la veille de la décision du Conseil d'Etat sur la validité de l'élection de Charles Millon à la présidence de la région Rhône-Alpes et avant l'ouverture de la discussion budgétaire dans la région Languedoc-Roussillon.
Vous avez appelé le RPR et l'UDF à voter avec la gauche pour repousser les budgets des quatre présidents de région alliés avec le FN. Etes-vous satisfait des réponses que vous avez reçues?
L'appel que j'ai lancé est détaché de tout esprit polémique. J'ai simplement voulu trouver une issue à une situation qui blesse d'abord la République, qui handicape la droite républicaine et qui prive la gauche de responsabilités qui lui reviennent électoralement. Or la loi actuelle permet de repousser les budgets présentés par ces quatre «présidents». La droite républicaine détient les clés. Si elle le veut, les alliés du FN peuvent être mis en minorité et ainsi contraints à la démission. Je n'ai pour l'instant pas reçu de réponse, ni dans un sens, ni dans l'autre. J'en déduis donc qu'à droite, même si Philippe Séguin a parlé d'or lorsqu'il a qualifié le FN de «honteuse exception française», c'est pour l'instant le temps de la réflexion. Mais je ne perds pas espoir" Plusieurs responsables de droite ont refusé votre proposition parce qu'




