Soudain, un inconnu lui a offert des fleurs" Quel personnage «haut
placé» a envoyé un bouquet jaune à Christine Boutin pour sécher ses larmes? Mercredi après-midi, le Premier ministre l'avait traitée de «députée marginale outrancière dans ses propos». Elle avait alors espéré que l'opposition quitterait l'hémicycle avec elle, mais Jean-Louis Debré avait ri, Alain Juppé refusé d'entrer dans le piège du «tous derrière Boutin», et elle s'était effondrée, en larmes. Mais, dans la nuit de mercredi à jeudi, peu après 2h30, la pleureuse se fait radieuse: «Suite au magnifique bouquet reçu en fin de soirée, et après les insultes dont j'ai été victime aujourd'hui, je passe mon temps de parole pour remercier cette personne.» «C'est Jospin, non?!» Elle n'en dit pas plus. Alors qui? Chacun s'interroge. François Hollande: «C'est Jospin, non?!» Dominique Dord, de Démocratie libérale, a compris la même chose: «C'est pas Jospin?!» Pas vraiment le genre de la maison pour qui connaît le Premier ministre, peu disposé à se déjuger. Alors qui?
Il est 3h30 du matin. Le président de séance, le Vert Yves Cochet, peine à tenir la cadence de 18 amendements et demi à l'heure atteinte la nuit précédente. Les députés, hagards, ne suivent plus vraiment le conducteur du film. Thierry Mariani (RPR, Vaucluse) vient d'argumenter sur le fond d'un article, qui n'est pas le bon, s'excusant de son rhume: «La nuit dernière, la partie droite de l'hémicycle n'était pas chauffée.» L'enquête sur le bouquet piétine. Il




