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Libération

Bayrou menace de faire une liste séparée aux européennes. Le déjeuner de l'Elysée tourne à l'aigre. Chirac n'a pas réussi à réconcilier les dirigeants de l'Alliance.

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Publié le 20/01/1999 à 23h14

L'UDF est au bord de la sécession. Prête à faire une liste autonome

aux Européennes. Du coup, l'opposition est au bord de l'explosion. Le déjeuner «de la dernière chance» de l'Alliance organisé, hier, par Jacques Chirac à l'Elysée s'est très mal passé. Dans une atmosphère tendue, le président du RPR, Philippe Séguin, le secrétaire général, Nicolas Sarkozy, le président de l'UDF, François Bayrou et celui de Démocratie libérale Alain Madelin, se sont envoyés quelques vérités avant de se séparer sur un constat de désaccord. Exit les appels au calme lancés encore, samedi, à Tulle, par le chef de l'Etat aux responsables de droite pour qu'ils cessent leurs «vaines querelles». L'onde de choc provoquée par l'élection de la centriste Anne-Marie Camparini, avec les voix de gauche, à la tête de la région Rhône-Alpes, continue ses dégâts à droite.

Un ange passe. L'affaire a naturellement été abordée en apéritif. Jacques Chirac a affirmé que «tout ça fait partie du passé». Nicolas Sarkozy et Alain Madelin l'ont relayé en assurant qu'en aucun cas, ils n'avaient cherché à blesser les centristes. Un ange est passé. Et Philippe Séguin, au bord du mutisme durant tout le repas, n'a pas cru bon revenir sur son interview à Paris-Match dans laquelle il sommait l'UDF de «choisir son camp». Ce qui avait provoqué l'ire du chef de l'Etat.

Les européennes ont naturellement été le plat de résistance. Jacques Chirac a redit sa préférence pour une liste commune de l'opposition capable de l'emporter sur cel

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