Menu
Libération

Tempête dans un groupuscule. Waechter accusé par les siens de dérive brune. Des cadres du Mouvement écologiste indépendant dénoncent ses liens avec une association proche de la Nouvelle Droite.

Réservé aux abonnés

Publié le 12/02/1999 à 23h43

Strasbourg, de notre correspondante.

La tempête qui dévaste le modeste Mouvement écologique indépendant (MEI) est autrement plus ravageuse que les soubresauts de l'Alliance. A côté, les relations entre François Bayrou et Philippe Séguin débordent d'affection. Car l'affaire est grave. Antoine Waechter, l'ex-président du groupuscule écologique (1,7% aux législatives de 1997 avec 250 candidats), élu le 6 décembre 1998 pour conduire la liste du MEI aux élections européennes, est accusé par certains de ses «amis» de dériver vers la droite extrême.

Plat de lentilles. D'un côté, les procureurs. Antoine Waechter se serait rendu coupable de relations douteuses avec l'association Nouvelle écologie et son chef, Laurent Ozon, évoluant dans la mouvance de la «Nouvelle droite» d'Alain de Benoist. Il serait également prêt à toutes les compromissions en accueillant sur sa liste Edouard Goldsmith, frère du milliardaire Jimmy (décédé), qualifié d'écologiste aux «délires ésotérico-mystiques» par ses détracteurs. La transaction aurait le goût d'un plat de lentilles: le financement généreux de la campagne des européennes, comme Jimmy avait su le faire pour Philippe de Villiers en 1994.

En face, la défense, assurée par Antoine Waechter lui-même. Il s'agirait d'une conjuration conduite par «un mythomane», «un impulsif» et «une aigrie» (à savoir deux membres du bureau et l'actuelle présidente du MEI, Geneviève Andueza), décidés à «torpiller» sa liste par tous les moyens, par pure jalousie. Il va sans

Dans la même rubrique