Menu
Libération
Interview

Dominique Voynet, ministre de l'Environnement, chef de file des Verts: «L'axe écologiste franco-allemand est en devenir».

Réservé aux abonnés

Publié le 26/02/1999 à 23h54

Dominique Voynet, ministre de l'Environnement et de l'Aménagement du

territoire dans le gouvernement Jospin, est le chef de file des Verts français depuis 1994.

Quelle est l'originalité de ce congrès des Verts européens?

Les Verts européens existent depuis longtemps. L'un des premiers congrès, déjà à la Villette, a eu lieu en 1989. A l'époque, hormis des députés dans certains Länder allemands et certaines régions belges, les Verts n'étaient en situation de responsabilité nulle part. Nous étions tous dans des mouvements peu organisés, avec une posture de contre-pouvoir. Nous sommes passés à la prise de responsabilités de manières très différentes: dans certains cas, ce fut l'émergence de personnalités, un maire vert à Varsovie ou à Rome, ailleurs, comme chez nous, ce fut la construction d'un mouvement qui prenait des responsabilités au fur et à mesure que l'opinion évoluait.

Tous les Verts sont-ils de gauche?

Les Verts sont dans le champ progressiste, dans la totalité des pays européens. Même si les accords avec les partis de gauche ne sont pas la règle.

Le moteur de la force verte en Europe n'est-il pas l'axe France-Allemagne, où les écologistes participent aux gouvernements?

Cet axe, s'il existe, a émergé de façon récente. Les moments où les Grünen ont été forts ont souvent correspondu à des moments où les Verts français étaient faibles, et vice-versa. Il y a même eu des moments où les tensions étaient vives entre Verts français et allemands. On vivait dans des contextes politiqu

Dans la même rubrique