Brioude, envoyé spécial.
L'improviste, c'est la tuile. Claude Chirac, chargée de la communication de son père, veille de manière quasi obsessionnelle à gommer tout ce qui peut bouleverser le bon ordonnancement des déplacements présidentiels en province. Hier, pas de bol. A Brioude, ville natale de Mandrin qui prenait aux riches pour donner aux pauvres et dernière étape de la virée du chef de l'Etat en Haute-Loire, Jacques Chirac doit rencontrer une délégation d'agriculteurs. Au menu, la réforme de la PAC.
Sauf qu'en hors d'oeuvre, Marc Fraysse, le numéro 2 de la Droite de Charles Millon, s'est invité. Il est devant la porte d'un restaurant. Le chef de l'Etat arrive. Bain de foule. L'ancien député chiraquien le suit, se place dans le coin des élus. Sûr de son coup. Quand le chef de l'Etat avance, il tend la main. Surpris, Chirac la sert. Fraysse lui prend le bras: «Il faudrait qu'on se voit, Jacques. J'ai tellement de choses à te dire.» L'autre repousse la main comme un pansement. Fraysse veut le suivre. Il est poliment repoussé. Et tombe nez à nez devant Claude Chirac. Elle: «Qu'est-ce que vous faites là? Vous êtes bien la dernière personne que je m'attendais à voir là». Lui: «Je suis avec mon bus». Elle: «Quel bus?» Lui: «le bus de la Droite». «Je ne connais pas». Rembarré, Marc Fraysse se renfrogne: «Avant, elle me tutoyait». Puis: «Nous avons rencontré des milliers de Français et nous souhaitons dire à Jacques Chirac ce qu'ils pensent du Président. Ce qu'on fait avec Char




