Nicolas Sarkozy fait feu de tout bois. Fort de l'onction
présidentielle et de l'ovation des militants, samedi, le président du RPR par intérim, chef de file de la liste RPR-DL aux européennes, a présenté hier sa stratégie aux députés, puis aux sénateurs. Foin des fioritures. Il y a danger et le temps presse. Sa campagne sera donc «politique».
Face «à l'alliance objective» de François Bayrou et de Charles Pasqua, le successeur de Philippe Séguin a poussé les parlementaires à se mobiliser dans leurs circonscriptions. Avec un argument choc pour leur flanquer la trouille: le 13 juin au soir, le président de l'UDF aura vite fait ses comptes et n'hésitera pas, dans les départements où il arrivera en tête, à leur lancer un candidat centriste dans les pattes aux municipales comme aux législatives. Un épouvantail additif devrait suivre dans les prochains jours à l'adresse des élus UDF, qu'il menace de primaires partout au premier tour: «Je suis tellement pour l'union de l'opposition que je vous garantis un accord de désistement au second tour», pourrait-il leur expliquer après avoir insisté sur l'accord électoral déja conclu entre le RPR et DL.
La guéguerre est donc loin d'être terminée à droite. Et au RPR en particulier. Après avoir poussé Philippe Séguin vers la sortie, Bernard Pons récidive. Hier, le président de l'association Les Amis de Jacques Chirac s'est félicité sur LCI que le député des Vosges ait décidé «suffisamment tôt plutôt que trop tard» de démissionner de la présidence




