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Libération

Toute l'Europe rose pour fêter Jospin. Blair, Schröder, Gonzalez"" à Paris pour soutenir la liste PS.

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Publié le 28/05/1999 à 1h12

Les socialistes en sont sûrs: si Jacques Chirac s'est invité hier

soir à la dernière minute aux journaux télévisés du 20 heures, c'est pour couvrir le bruit de la grand-messe des socialistes européens. Car c'est bien une démonstration de force que tenaient à faire hier les socialistes en réunissant sur la scène du Palais des sports à Paris une brochette de chefs de gouvernement issus des rangs de la social-démocratie.

Les bretons des Tri-Yann, qui chantent désormais le Loup, le Renard et la Belette façon plus électrique que folklorique, ont chauffé la salle, trépignant dans leurs kilts et salopettes rapiécées. Le Mouvement des jeunes socialistes a sorti tee-shirts et cornes de brume. La salle s'est remplie doucement, ils étaient à peu près 4 000.

Jack Lang a lancé le show plutôt sobrement. Sans cravate. Trois fois, il avait demandé s'il en fallait une, trois fois il lui fut répondu qu'il faisait comme il l'entendait. L'ancien ministre de la Culture avait eu idée d'appeler une par une les sommités européennes à venir sur scène. Mais, finalement, la bande social-démocrate y est montée comme un seul homme. Lang a rappelé: «Dans l'opposition, nous proclamions: l'Europe sera socialiste ou ne sera pas. Nous voilà au pied du mur.» Tony Blair était tout sourire, Gehrard Schröder en retard, Lionel Jospin le plus applaudi. Avaient également répondu présent Massimo D'Alema, chef du gouvernement italien, Antonio Guterres le Portugais, Victor Klima l'Autrichien. Les Espagnols, bien que dan

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