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ELECTIONS EUROPEENNES: Qui peuple les meetings? Pasqua, de visu et avec l'accent. Le public aime son franc-parler sans pour autant lui donner ses voix.

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Publié le 04/06/1999 à 23h16

Perpignan, envoyé spécial.

RPR version UNR. Charles Pasqua savoure. A Perpignan, sa permanence de campagne n'est autre que celle des législatives de 1968: un cinéma ­ «Boitafilms, le royaume des enfants» ­ voué à la destruction le 14 juin au matin. Apéro pas dansant pour des militants ressortis de dessous les pierres dans cette région passée à l'UDF ­ le maire de Perpignan, Jean-Paul Alduy est sur la liste Bayrou ­ et rongée par le FN. «C'est là que nous avons adhéré au gaullisme. C'est un retour aux sources», observe Jean-Louis Dolsa, 41e sur la liste et onze balais de plus, journaliste sportif à Sud Radio. Les mêmes, en couple, en famille, ou avec des amis se rendent ensuite à la halle Mobis, un ancien centre commercial. Piliers de béton repeints en rose. Des rangées de tables et 700 chaises occupées. La moyenne d'âge a baissé d'un cran. Le public, éclectique et largement féminisé, n'est pas gêné par la musique des Nègresses vertes qui accompagne l'entrée du sénateur des Hauts-de-Seine.

«Un meneur». Marcel, 65 ans, chef d'entreprise, se dit fasciné par le côté «meneur d'hommes» de Pasqua: «Il a été un grand directeur commercial. C'est dommage qu'il ne se soit pas présenté à la présidentielle. Moi, je suis fils et petit-fils de militaires. La première fois que j'ai voté, c'était en 1956, pour Guy Mollet, alors que je faisais mon service en Algérie. Ensuite, ça a toujours été pour de Gaulle. A la dernière présidentielle, au premier tour, j'ai choisi Balladur. Et Chirac ensuit

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