Dijon, envoyé spécial.
La spontanéité est toute ceausesculesque. Une vingtaine de jeunes en tee-shirt jaune et bleu avec pancartes assorties crient «Nicolas! Nicolas!». Assis, les «vieux» applaudissent Nicolas Sarkozy. Tous militants, encartés ou presque. Vendredi soir, ils sont environ 700, dont près de 200 de Saône-et-Loire. Le contingent de la Nièvre se monte à une vingtaine. Le reste vient des environs. Jean-Claude, 61 ans, banquier retraité, et sa femme, premiers arrivés pour avoir des sièges bien placés, se disent «gaullistes de toujours». Maire d'une petite commune, il pense moins aux européennes qu'aux prochaines municipales. Il déplore la candidature de Charles Pasqua, car il craint «les divisions de la droite» mais a voté Balladur au premier tour de la présidentielle. «Surpris» par la démission de Philippe Séguin, il juge que son successeur est «un jeune homme courageux, convaincu par ce qu'il fait, même s'il manque un peu de poids par rapport à Alain Madelin».
Alerte à 84 ans, Elvire, pédiatre retraitée, le trouve en revanche «très percutant, avec des opinions bien affichées». Elle est venue seule. Surtout parce qu'elle «connaît très bien» Elisabeth Revel, «médecin elle aussi», qui est sur la liste RPR-DL. «Même si elle n'est pas à une place éligible, c'est quand même bien», commente-t-elle. Devant encore, Chantal, 49 ans, sans profession, et son fils Samuel, magasinier, 25 ans, sont des fanas du député-maire de Neuilly «car il parle bien». C'est la seconde fois




