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Sarkozy sort du bois.Samedi, il a dressé l'«authentique programme» pour la présidence du RPR.

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Publié le 30/08/1999 à 0h09

Lyon envoyé spécial

Plus de doute. Nicolas Sarkozy est en piste pour la présidence du RPR. Pas officiellement, mais c'est tout comme. Samedi, à Lyon, le secrétaire général a profité de la deuxième journée d'été de l'université des jeunes pour se poser en rassembleur du mouvement gaulliste et dessiner les contours de «l'authentique programme» du futur candidat. C'est-à-dire le sien.

Le voilà avec une longueur d'avance sur les autres prétendants qui, de Renaud Muselier (Bouches-du-Rhône), le seul déclaré, à Jean-Paul Delevoye (sénateur du Pas-de-Calais) en passant par Hervé Gaymard (Savoie), Dominique Perben (Saône-et-Loire) ou Michèle Alliot-Marie (Pyrénées-Atlantiques), se sont bornés durant ce week-end à faire leur marché aux voix dans les couloirs. «Que le mouvement s'exprime du plus profond de ses entrailles. Que chacun fasse connaître son projet et ses ambitions légitimes. J'ai parlé. Durant ces prochaines semaines, j'écouterai avec attention les uns et les autres. Puis viendra, pour les autres comme pour moi, le moment de la décision», a lancé le député-maire de Neuilly.

Accueil mitigé. Parti avec un net avantage, Nicolas Sarkozy a pu mesurer, durant ces journées, les difficultés qui l'attendent dans une course qui s'annonce, pour la première fois, ouverte. Un accueil mitigé vendredi, des applaudissements nourris samedi, après son intervention. Des tables qui crient «Nicolas, Nicolas». Et d'autres «12%, 12%», rappel de son score aux européennes. Ou «Chirac, Chirac». Rien

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