Sartène et Bastia, envoyés spéciaux.
Lionel Jospin n'arrivait plus à partir. Il s'est attardé hier à Sartène avec son maire, le communiste Dominique Bucchini, qu'il connaît depuis longtemps et qu'il a chaleureusement salué. Un moment détendu et chaleureux, au deuxième jour de sa visite en Corse, bien loin des obligations protocolaires et politiques de la veille.
Le Premier ministre a trouvé que le bourg, rudement accroché à la montagne, lui ressemblait. «Je me reconnais quelque peu dans Sartène, a-t-il dit sur la place du village. Sous une apparence d'austérité, ceux qui me connaissent savent que je suis plutôt porté à la convivialité et à la chaleur. Je suis heureux d'être ici, aux côtés d'un maire républicain, totalement ouvert à la spécificité corse parce qu'il est fils de cette terre, un maire bâtisseur, constructeur et un militant citoyen des grandes causes.» Il a encore salué la «conception ferme» de la démocratie de Bucchini, son «courage face aux tentatives d'intimidation» et «sa position claire sur la question de la violence». Bucchini lui a renvoyé un ascenseur chargé de fleurs et clairement indiqué qu'il soutenait sa politique, en France comme en Corse.
Littoral. Les deux hommes s'étaient auparavant retirés pour un long tête-à-tête. Bucchini, qui tutoie Jospin à l'occasion, lui a fait un petit cours magistral sur la gestion du littoral. Sartène est en effet la plus grande commune de Corse et la deuxième de France par la superficie (après Arles). Elle doit gérer des k




