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Le RPR croule sous les candidatures. Patrick Devedjian et Michèle Alliot-Marie postulent à leur tour à la présidence.

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Publié le 21/09/1999 à 0h41

Y a-t-il un gaulliste dans la salle qui ne soit pas candidat à la

présidence du RPR? Après, par ordre d'entrée en scène, Renaud Muselier, «amoureux» de Chirac, François Fillon, séguiniste sarthois, Jean-Paul Delevoye, candidat officiel d'une partie de l'Elysée, Michel Bulté, tibéro-maoïste de Paris, Patrick Devedjian, balladurien des Hauts-de-Seine, est entré, dans la bataille, hier, au nom du rapprochement des factions et fractions. Et de cinq! Ce matin à Paris, en plein café de Flore, Michèle Alliot-Marie, ex-ministre de la Jeunesse et des Sports, devrait se déclarer à son tour. Et de six! Au nom de la cause des femmes, de la modernité, de la réconciliation balladuro-chiraquienne et avec la bienveillance, assure son entourage, de Jacques Chirac. Ainsi va le RPR depuis la défection, mardi, de Nicolas Sarkozy. A chaque jour, un nouveau candidat. Un trop-plein de prétendants de second rang comme pour pallier la mise sur la touche depuis deux ans des éléphants gaullistes. Cet excès, officiellement, réjouit l'Elysée qui y voit presque un signe de bonne santé du mouvement et de sa marche forcée vers la disparition de la «lutte des clans».

Philippe Séguin n'est pas en reste qui, de son bureau de l'Assemblée, s'amuse du spectacle. La multiplicité des candidatures «peut donner une impression de désordre», a-t-il confié, hier, à l'AFP. Mais, ajoute-t-il en louchant du côté de l'Elysée, «elle a au moins l'avantage de démontrer que toutes les tentatives de blocage ou d'étouffement on

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