Calmos, calmos. Après les gros sabots, les petites mules. L'Elysée
ne se mêle plus de l'élection à la présidence du RPR. C'est Jean-Louis Debré qui le dit. Lors des journées parlementaires du mouvement gaulliste samedi à Marseille, le président du groupe à l'Assemblée nationale a assuré: «Jacques Chirac est le président de la République. Il n'est plus le président du RPR; alors, a fortiori, il ne peut être le chef d'une fraction du RPR qui se réclamerait de lui.» Un peu facile, le chef de l'Etat ayant lui-même orchestré la mise en orbite du sénateur-maire de Bapaume Jean-Paul Delevoye. Maintenant que tous les prétendants sont en lice, il ne veut plus avoir l'air de se mouiller. D'autant que l'étiquette «candidat officiel» pourrait hérisser le poil de militants échaudés par la dissolution puis par les mises au rancart successives d'Alain Juppé, Philippe Séguin et Nicolas Sarkozy. Jacques Chirac ne peut se permettre de prendre une nouvelle claque au cas où l'opération Delevoye s'enliserait. En service commandé, Debré a asséné la nouvelle consigne: «Nous avons le devoir de protéger Jacques Chirac.» Et plus explicitement: «Se garder de l'impliquer dans la vie quotidienne de notre mouvement.» Quelques jours plus tôt, il avait lui-même reconnu que le président de la République s'était «mêlé» de cette élection. «Je m'interdirai de prendre position», a martelé le député de l'Eure. Ça l'arrange bien. La candidature de Delevoye ne l'emballe pas et, au lendemain du forfait de Sarkozy, i




