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Libération

Glavany épate les Galeries. Le ministre pose dans une publicité de grand magasin.

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Publié le 19/10/1999 à 1h14

Précision

Après l'article «Glavany épate les Galeries» (lire Libération du 19 octobre), le ministre de l'Agriculture nous écrit: «Votre article laisse entendre que j'aurais "posé dans une publicité avec tous les sous-entendus que l'on imagine" Après tout, n'avais-je pas reçu de l'argent? C'est la question que certains de vos lecteurs ont dû lire dans cet article et que certains de vos confrères me posent déjà: "Combien le ministre a-t-il touché? Bien entendu, je n'ai rien touché, je suis victime d'une utilisation abusive de mon image et tout cela porte atteinte à mon honneur. Je ne veux pas être grandiloquent à l'excès, mais j'ai une conception du service de l'Etat et de mes fonctions au gouvernement qui m'interdit de toucher de près ou de loin à une opération commerciale quelle qu'elle soit.»

La morale jospinienne s'en relèvera-t-elle? Elle a répudié le cumulard, sermonné le m'as-tu-vu, elle n'avait pas prévu le ministre sandwich de la République, celui qui fait de la publicité pour une entreprise privée, en l'occurrence les Galeries Lafayette. Il est apparu ce week-end encarté dans l'Equipe magazine. Sur papier glacé, en noir et blanc, Jean Glavany joue les gravures de mode dans un supplément publicitaire «offert par Lafayette Homme». Accoudé à la balustrade du ministère, le cheveu gonflé et ramené en arrière, le charme poivre et sel du quinquagénaire au coin de l'oeil, il pose. En amateur de rugby, puisque c'est le thème de ces pages de mode. Légende: «Veste grise en laine

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