C'est sans doute la force de l'habitude: le PS discute beaucoup plus
facilement avec le PCF qu'avec les Verts. Trois des principales revendications communistes sont en passe d'être acceptées par le PS. La tête de liste au Havre (Seine-Maritime), ville perdue par le PCF en 1995, devrait revenir au député communiste Daniel Paul. En échange, le PS réclame le poste de premier adjoint, une stricte parité PCF-PS sur la liste, le présidence de la future communauté urbaine et des contreparties aux cantonales. Amiens (Somme) reviendra également au PCF, même si l'éventuelle candidature de Maxime Gremetz, seul député communiste à ne pas avoir voté la confiance au gouvernement Jospin, est «récusée» par les socialistes. Pantin (Seine-Saint-Denis), enfin, devrait être conservée par les communistes malgré les revendications du PS local. Mais cette mansuétude a un coût: pas question pour la rue de Solférino de tolérer que le PCF refuse de se ranger derrière une tête de liste socialiste à Soissons (Aisne) et un chef de file Vert à Sevran (Seine-St-Denis). Restent les quelques «points durs», selon l'expression de Jean-Paul Magnon, chargé des élections au PCF: Béziers (Hérault) où le ministre PCF des Transports, Jean-Claude Gayssot, fait le forcing au grand dam de l'ancien maire PS, Alain Barrau; Paris et Lyon, où les communistes réclament un arrondissement; Marseille, où ils souhaitent une seconde tête de liste aux côté du député Guy Hermier, maire des XV et XVIe arrondissements, et Vitrolle




