Jean Tiberi est devenu en quatre ans l'homme qui plombe la droite de
la capitale. Les vrais-faux adhérents du RPR ne sont que le dernier feuilleton dans lequel son nom est cité. Il apparaît ou est apparu dans plusieurs autres.
Les marchés de l'Opac. Le plus important, celui pour lequel il est mis en examen depuis juin 1999, porte sur les HLM de Paris. Dans cette affaire de fausses factures, le maire de Paris, président de l'Opac (l'office HLM de la capitale) d'abord auditionné comme témoin, est accusé de «complicité de trafic d'influence». L'attribution de certains marchés de l'Opac auraient donné lieu à des fraudes. Son avocat (ainsi que ceux de la soixantaine de personnes mises en examen) a déposé une requête en annulation. La chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris ne s'est pas encore prononcée sur cette demande de nullité.
Un fils en HLM. Cette affaire, instruite depuis 1994 par le juge Eric Halphen, est à tiroirs. Lors de ses investigations, en mai 1996, le magistrat instructeur découvre que des travaux auraient été effectués dans un appartement attribué au fils du maire, Dominique Tiberi. Ce dossier est classé sans suite en juin 1996. Mais les pratiques de la famille Tiberi sont largement mises en cause: le fils (ainsi que sa soeur, Hélène) a obtenu la jouissance d'un HLM, alors qu'il mettait en location les appartements dont il était propriétaire" Le rapport de Xavière. Autre affaire qui ressort de l'enquête du juge Halphen, celui des emplois fictifs au RPR. En




