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Au printemps, la droite retrouve les voix. Jubilation après les deux victoires aux législatives partielles de dimanche.

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Publié le 21/03/2000 à 23h26

Deux sur trois. La droite savoure sa victoire aux législatives

partielles de dimanche. Elle récupère la 2e circonscription de la Sarthe (Le Mans-est), perdue en 1997. Elle conserve, avec 75 voix d'avance, la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques (Pau-est), détenue sans interruption depuis 1986 par le président de l'UDF, François Bayrou, qui, pour des raisons de cumul, a préféré le Parlement de Strasbourg. Elle perd, en revanche, la 3e circonscription du Pas-de-Calais (Saint-Pol-sur-Ternoise), délaissée par l'ancien ministre (DL) de l'Agriculture Philippe Vasseur, exfiltré vers la banque.

«La RPR a fait mieux que l'équipe de France» (de rugby), observe la présidente du RPR, Michèle Alliot-Marie. «Je suis satisfaite et heureuse que le RPR récupère dans la Sarthe un siège sur les socialistes. Et que, dans les Pyrénées-Atlantiques, où ce n'était pas joué d'avance, la dynamique de l'union ait permis de l'emporter. Dans le Pas-de-Calais, très à gauche, nous avons fait un score honorable. Il n'y a pas eu d'effet Jospin.» RPR acide. Pour Patrick Devedjian, porte-parole du mouvement gaulliste, c'est «une victoire dans la mesure où tous les observateurs estimaient que la gauche pouvait faire le grand chelem. La prestation du Premier ministre n'a pas déplacé les montagnes. Mieux que les sondages, ces partielles sont une bonne appréciation sur l'état de l'opposition». Plus acide, un député RPR constate: «Ces élections montrent qu'on a fait le bon choix. Dans les Pyrénées-Atlantique

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