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Le Quinquennat s'impose pas a pas. VGE le relance. Jospin était déjà pour. Chirac s'y est rallié.

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Publié le 11/05/2000 à 0h27

Cela fleure le quinquennat. Jacques Chirac y «réfléchit», a précisé

hier l'Elysée. En direct de Cannes, Lionel Jospin s'est juste permis d'observer, à la sortie d'un colloque sur le «Cinéma à venir», qu'il a «toujours été favorable» à cette réforme. Le Premier ministre attend simplement les «nouveaux ralliements». Surtout celui du chef de l'Etat qui, le 14 Juillet dernier, assenait encore: «Le quinquennat, sous une forme ou sous une autre, serait une erreur, et donc je ne l'approuverai pas.»

Depuis, le Président, qui vise un second mandat, a viré sa cuti, comme il l'avait fait naguère à propos de la dissolution. Hier matin, il a évoqué cette question avec Lionel Jospin «dans des termes très consensuels», dit l'un de ses proches, lors de leur entretien hebdomadaire avant le Conseil des ministres. Difficile pour lui de faire autrement. Au même moment, Valéry Giscard d'Estaing prenait les devants en déposant une proposition de loi constitutionnelle visant à réduire le mandat présidentiel à cinq ans, renouvelable une seule fois.

«Exocet». Avec l'Europe, le quinquennat est l'un des dadas du président de l'Auvergne, qui garde un chien de sa chienne à Jacques Chirac depuis la présidentielle de 1981. Joli bestiaire avec lequel il s'amuse. Mardi, Giscard avait profité du débat à l'Assemblée nationale sur les orientations de la présidence française de l'Union pour souligner que «les Européens convertis ne sont pas forcément les plus convaincus». Et hier, soit trois jours après que Jacque

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